
Indépendant de
tout gouvernement ou organisme international, le réseau SITRASS est
né de la conjonction de bonnes volontés et de compétences d'Afrique
francophone et de France.
[Un
réseau d'études et de recherche]
 |
3
objectifs |
- Favoriser la constitution et le
renforcement d'équipes africaines de recherche en Economie des transports ;
- Permettre une meilleure connaissance du
secteur des transports en Afrique sub-saharienne ;
- Apporter aux différents acteurs les
éléments leur permettant d'orienter efficacement et durablement leurs actions.
Constitué
de chercheurs, d'experts, de professionnels des transports et d'équipes de recherche
d'Afrique et d'Europe
Mobilisable à la demande
pour répondre aux programmes qui peuvent être lancés dans les transports (terrestres,
maritime et portuaire)
 |
Quelques
recherches terminées ou en cours |
 |
Etude
régionale sur l'organisation, le fonctionnement et la rentabilité des micro-entrepises
de transports collectifs urbains dans les villes africaines |
Depuis la fin des
années 1980, le paysage des transports urbains dans les villes africaines a sensiblement
évolué avec comme élément marquant, la disparition progressive des grandes entreprises
structurées à la suite des différents plans de restructuration ou purement de
liquidation. Ainsi, dans plusieurs villes-capitales africaines, les entreprises privées
du secteur artisanal (ou informel) ont-elles peu à peu occupé lespace laissé
vacant par les entreprises structurées. Même la Société de transport en commun
dAbidjan (SOTRA) citée en exemple a sensiblement perdu du terrain par rapport au
secteur privé (près dun déplacement sur deux assuré par la SOTRA en 1988, et
moins dun déplacement sur trois en 1998). |
|

|
Il convient de souligner cependant que cette conquête
des petites entreprises du secteur artisanal repose sur un mode
de fonctionnement bien souvent délictueux. La grande majorité des
déplacements urbains assurés par le transport public relève ainsi
d'une logique qui n'est pas celle d'un état de droit ni d'une mobilité
durable. Dès lors, il convient de s'interroger sur l'appui éventuel
qui peut être apporté à ce secteur afin de le rendre plus efficient
et dans une perspective de durabilité. Quatre villes ont ainsi fait
l'objet de cette étude réalisée dans le cadre des activités du réseau
SITRASS et avec l'appui financier de la Banque mondiale : Abidjan,
Bamako,
Harare
et Nairobi.
Dans la cas d'Abidjan par
exemple, l'analyse de la rentabilité et du renouvellement du par montre que sur un plan
strictement financier et dans les conditions actuelles de fonctionnement :
- lachat par autofinancement dun véhicule de 18 places doccasion est
possible et seffectue dans un cadre hautement rentable puisque linvestissement
est récupéré en un peu plus dun an ;
- lachat à crédit dun véhicule neuf du même type est aussi possible ; mais
lopération est insuffisamment rentable, même dans le cas dun financement à
taux bonifié (taux dintérêt à 8 %), pour intéresser les opérateurs (faibles
taux de rendement avec des délais de récupération supérieurs à six ans) ;
- en revanche, lachat à crédit dun véhicule de 18 places rénové dans le
cadre dun financement à taux bonifié pourrait être une solution envisageable
(taux de rendement supérieurs à 30 % avec des délais de récupération de lordre
de trois ans).
 |
Les
taxis-motos |
L'autre
caractéristique de la crise des transports urbains en Afrique sub-saharienne est le
développement d'une offre de transport public originale, utilisant pour véhicules des
cyclomoteurs ou plus précisément des motocyclettes, d'où l'appelation générique de
taxis-motos, avec des adaptions locales : "zémidjans" au Bénin, "Oléyia"
au Togo, ou encore "bend skin" au Cameroun . Le phénomène s'est
particulièrement accentué ces dernières années au point de constituer l'un des modes
prépondérants de déplacement dans trois principales villes : Cotonou, Douala et Lomé.
Le réseau SITRASS avec
l'appui financier de la Coopération française a ainsi lancé en 1998 une étude
exploratoire pour comprendre et analyser les conditions d'émergence et de fonctionnement
de ce mode de transport, à repérer ses divers enjeux socio-économiques et à déduire
les tendances lourdes de l'évolution du phénomène ainsi que son insertion dans une
politique globale de cohabitation harmonieuse avec les autres modes de transport.
 |
Des
coûts du camionnage plus élevés en Afrique quailleurs |
Les coûts du
camionnage sont en Afrique sub-saharienne plus élevés quailleurs. Mode dominant
dans lacheminement des marchandises dans la plupart des pays, si la route a des
coûts élevés, cest tout à la fois les activités liées aux produits vivriers et
celles liées au commerce international qui sen trouvent affectées.
|
Dans le cadre dune
recherche sur les coûts du camionnage menée en 1987-88 puis en 1995-96 dans quelques
pays dAfrique sub-saharienne, les équipes SITRASS ont mis en évidence les facteurs
de coûts et de " surcoûts " liés à cette activité. Comparée à
dautres continents, la situation africaine présente des coûts de transport
excessivement élevés, avec une relative explosion des prix et coûts au niveau rural
(rapport de 1 à 7 entre le coût à la t-km dun transport international et celui
dun transport rural). Certains de ces facteurs de coûts (faible densité de
population, faible intensité des flux de transport, ...) sont inéluctables, encore pour
longtemps, dans lensemble de cette partie du continent. En revanche, dautres
facteurs nont pas ce caractère inévitable et peuvent faire lobjet
dactions en profondeur en vue dun abaissement des coûts. Ces derniers
facteurs tiennent essentiellement à des formes dorganisation du secteur qui
conduisent à des situations sous-optimales dallocation de ressources, à des
dispositions réglementaires génératrices deffets pervers, ou à une trop forte
présence du transport pour compte propre avec des situations de gaspillages dans le cas
des administrations et sociétés dEtat. |
Les
mesures politiques proposées visent pour lessentiel un fonctionnement
optimal du secteur qui passe par la prise en compte de la contrainte
de rareté, la mise en place des règles de marché, et dune
réglementation minimale, applicable et contrôlable, avec une coordination
des actions au niveau régional.
[Un
réseau d'échanges et d'information]
 |
Séminaires
:
|
 |
Animation
du réseau : |

|
-
Plus
de 550 membres physiques et institutionnels classes
par ordre alphbetique, par domaines de competence
et par pays.
(gratuit pour les membres du réseau)
-
Mise
à jour d'un fichier d'adresses de plus de 1000
correspondants
|
 |
Echos
du SITRASS et publications : |

|
- Bulletin d'information semestriel
présentant les analyses et nouvelles du secteur des transports en Afrique
sub-saharienne. Diffusion à plus d'un millier d'exemplaires (gratuit pour les
membres du réseau.
Téléchargez les derniers numéros en utilisant le logiciel gratuit Acrobat Reader
:
- Lancement de la collection
SITRASS destinée à publier les ouvrages traitant des problèmes du
secteur des transports en Afrique sub-saharienne
|

|
[Un
réseau de formation]
Organisée
dans le cadre des activités du réseau SITRASS, sous la responsabilité
du Laboratoire d'Economie
des Transports depuis 1991, cette session de formation sappuie
sur lexpérience du LET en matière détudes et de recherche
dans les pays en développement. [
Plus d'informations ]
 |
Chercheurs
invités |
Des échanges
de chercheurs sont par ailleurs organisés entre institutions de recherche africaines et
françaises dans le cadre de SITRASS.
[Le
fonctionnement du réseau]
Le réseau SITRASS est
composé d'équipes nationales, de membres individuels ou institutionnels et de
correspondants.
Son fonctionnement repose sur un bureau exécutif de 6 membres et un délégué général.
 |
Le
bureau exécutif |
Président : Maurice
Niaty-Mouamba
Docteur-ingénieur, ancien ministre des transports et
de l'aviation civile du Congo. Maurice Niaty-Mouamba est fondateur
et président de l'ACRETAT, l'équipe SITRASS du Congo.
Vice-président chargé des relations avec les partenaires
africains : Zoro Bi Nagoné
Ingénieur-économiste des transports, Zoro Bi Nagoné
est Directeur général de l'Agence de gestion des
transports urbains d'Abidjan (AGETU). Membre fondateur de SITRASS,
il assure par ailleurs la présidence de l'AIDET, l'équipe
locale SITRASS en Côte d'Ivoire.
Vice-président chargé des relations avec les partenaires
non africains : Alain
Bonnafous
Professeur émérite de l'Université de Lyon. Alain
Bonnafous est chercheur au LET dont il a assuré la direction pendant
de nombreuses années.
Vice-président chargé des programmes de recherche et d'études
: Mory Kanté
Docteur-ingénieur, Mory Kanté est actuellement Directeur
Général de l'Autorité Routière du Mali.
Trésorier : Danièle
Patier
Ingénieur de recherche CNRS, Danièle Patier est chercheur au LET.
Elle a apporté un appui constant à la gestion financière du réseau
et à l'organisation des différents séminaires SITRASS.
Secrétaire : Innocent
Fatonzoun
Directeur Général des Transports du Togo, M. Fatonzoun
assure par ailleurs la présidence du GRETAT, l'équipe
locale SITRASS au Togo.
 |
Le
Délégué général |
Amakoé P. Adoléhoumé
Diplômé de l'IEP de Lyon et docteur en économie des transports, Amakoé P. Adoléhoumé
est chercheur au LET et à l'INRETS. Coordinateur scientifique du réseau SITRASS, il
assure également la responsabilité administrative et pédagogique de l'Université
d'été depuis 1991.
 |
Les
relations |
Les équipes membres
:
ACRETAT (Congo), AIdET (Côte d'Ivoire), ANRET (Niger), APCAT (Bénin), ARETRANS (Mali),
ASECTRA (RCA), ASERT (Sénégal), ATDTR (Tchad), CEDRES (Burkina Faso), GIRET (Cameroun),
GRETAT (Togo), INRETS DEST (France), LET (France).
Les partenaires
universitaires, institutionnels et grandes écoles :
CEDRES (Ouagadougou), CREA, ENEA (Dakar), Directions des Transports Terrestres (Afrique
francophone)
EAMAU (Lomé), ENI, ENA, ENSUP (Bamako), ENSP (Yaoundé), ENSTP (Yamoussoukro), Institut
Supérieur des Transports (Dakar), Université de Brazzaville, Université de Bangui
Les relations
contractuelles :
Banque mondiale, Coopération Française, Commission Economique pour l'Afrique, Commission
des Communautés Européennes, Union Economique et Monétaire Ouest Africaines
Origine des
correspondants :
Algérie, Afrique du Sud, Belgique, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert,
Congo, Côte d'Ivoire, Ethiopie, France, Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Maurice,
Mozambique, Niger, Nigeria, RCA, RDC, Royaume Uni, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo, USA.
[Adhérer
à SITRASS]
|
 |
Télécharger
les statuts de l'association au format pdf (15 Ko). |
Télécharger
la fiche d'adhésion au
réseau. |
|
Télécharger
la fiche d'inscription Annuaire
Sitrass. |
|
[Quelques
adresses utiles de sites Web]
[Contacter
SITRASS]
Secrétariat exécutif et
scientifique
Amakoé
P. ADOLEHOUME
Délégué Général SITRASS
INRETS - DEST
"Le Descartes 2",
2 rue de la Butte Verte
93166 Noisy le Grand Cedex - France
Tél : +33 1 4592 5566 ou (+ 33 4 72 72 64 03)
Fax : +33 1 4592 5501 ou (+33 4 72 72 64 48)

Retour au site
web du LET
|