logoSITRASS 4



 

Dernière mise à jour le 26.03.02
 

Présentation des actes du séminaire
 

Placé sous le haut patronage de son Excellence le Professeur Pascal LISSOUBA, Président de la République du Congo, et sous la présidence effective de Monsieur le Ministre d’Etat, chargé des Transports et de l’Aviation Civile assisté du Ministre de l’Enseignement Supérieur et Technique, et de celui de la Recherche Scientifique, le quatrième séminaire SITRASS s'est tenu à Brazzaville, du 28 au 30 octobre 1996, sur le thème : "Efficacité, concurrence, compétitivité : la chaîne de transport en Afrique sub-saharienne".
SITRASS 4 concrétise ainsi le souhait des participants du troisième séminaire de Dakar, d'approfondir l'analyse de la chaîne de transport dans sa globalité.
 

A l’image des deux premiers SITRASS, ce quatrième séminaire reposait essentiellement sur des résultats de recherche. En effet, pour éclairer cette problématique de chaîne de transport et comprendre ce qui se passe en Afrique, le séminaire SITRASS 4 s’est principalement appuyé sur les résultats de la recherche menée par l’INRETS et le LET, en collaboration avec les équipes africaines SITRASS : le CEDRES au Burkina Faso, l’AIDET en Côte d’Ivoire, le GIRET au Cameroun, l’ASECTRA en RCA, et l’ACRETAT au Congo.

Une trentaine de communications étaient ainsi présentées à ce séminaire dont au moins la moitié relevait directement de l’étude ci-dessus mentionnée. Cela montre que la réalité du réseau SITRASS s’affirme de plus en plus non seulement comme outil de coopération scientifique, mais aussi comme outil de consolidation et de développement de pôles de compétence en économie des transports dans cette sous-région de l’Afrique.

Cette recherche a pu se concrétiser grâce à un financement du Ministère français de la Coopération et de la Mission française de Coopération et d'Action Culturelle de Brazzaville, et de ressources internes au réseau SITRASS (INRETS et LET), dans le cadre du programme de la Conférence Ministérielle des Etats de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (CMEAOC) et de la Banque mondiale dont la cellule de coordination se trouve à Abidjan. La responsabilité scientifique de l'étude a été assurée par l'INRETS et le LET, en collaboration avec les équipes locales SITRASS dans les différents pays, notamment sur la partie transport terrestre.

SITRASS 4 a rassemblé près de 150 participants venus de plus de 20 pays. Des professionnels du transport (ports, chemins de fer, transporteurs routiers, conseils des chargeurs), des représentants des administrations africaines en charge du secteur, des bailleurs de fonds (Coopération française, Caisse Française de Développement, Banque mondiale, Fonds européen de développement, ...), et des chercheurs (africains et européens) ont ainsi discuté pendant trois jours de la compétitivité des produits africains, par l'analyse de la chaîne de transport sous ses différents maillons (maritime, portuaire et terrestre).

Comment parler de chaîne de transport sans la mettre en regard de ce qui se passe actuellement dans le monde ? SITRASS 4 a ainsi posé le problème comme un élément de la globalisation et de la libéralisation économique, phénomène qui a des conséquences particulières sur les pays africains. Par la recherche, le séminaire a ainsi montré l’enjeu de cette mondialisation, et comment les pays africains peuvent s’y intégrer. On a notamment analysé le système de transport africain par rapport à ce qui se passe sur d’autres continents. Les situations du Vietnam, de l’Indonésie ou encore du Costa Rica - pays dont certains produits se trouvent en concurrence avec les produits africains sur le marché international -, ont ainsi servi de points de comparaison pour les cas africains. A différents niveaux de la chaîne, on a ainsi identifié les maillons pénalisants entraînant des "surcoûts". A titre illustratif, l'on a pu constater dans un cas (enquêtes SITRASS) qu'un conteneur débarqué au port de Pointe Noire n'est réembarqué sur wagon que 15 jours plus tard (dans le meilleur des cas), qu'il met environ 4 jours par le CFCO pour parcourir les 510 kilomètres qui séparent Pointe Noire de Brazzaville, soit au total 20 jours. Ce délai minimum de 20 jours équivaut sensiblement au temps de route d'un navire quittant le port de Rouen (France) pour Pointe Noire (sans escale).

Le séminaire s’est déroulé autour de trois principales préoccupations. Après une séance introductive, l’on a dans un premier temps posé le problème des enjeux du transport de marchandises en Afrique en insistant plus particulièrement sur les besoins de réformes structurelles dans le secteur des transports, ainsi que sur le rôle du rail dans la chaîne de transport. La deuxième préoccupation a notamment porté sur l’analyse du poids du transport dans la compétitivité de quelques produits africains, café, cacao, bois, en comparaison avec ce qui se passe au Vietnam, au Costa Rica ou en Indonésie. Trois ateliers en parallèle ont ensuite permis d’approfondir l’analyse des différents aspects transports : portuaire et maritime, terrestres, et analyse des corridors de desserte. La dernière préoccupation était consacrée à la problématique “ Transport, intégration régionale et développement local ”, où l'on a aussi abordé l’impact de la dévaluation du F CFA sur l’écoulement des produits vivriers.

Toutefois, pour une plus claire lisibilité et pour assurer une cohérence interne aux différentes parties, le recueil des actes du séminaire est organisé autour des cinq thèmes suivants :

  • un premier thème plus global sur les enjeux du transport de marchandises en Afrique sub-saharienne ;
  • le second thème porte sur l'analyse quelques filières d'expédition (café, cacao, bois) ;
  • une troisième partie est consacrée à la question portuaire et au maritime ;
  • l'analyse du maillon terrestre (routier et ferroviaire) constitue le quatrième thème ;
  • le cinquième thème rassemble toutes les communications portant sur la problématique "transport, intégration régionale et développement local".

Dans une partie introductive, après l'allocution de bienvenue du Ministre d'Etat congolais, le Pr. BONNAFOUS (Laboratoire d'Economie des Transports - Université Lumière Lyon 2) plante le décor par une analyse sur l'insertion de l'Afrique dans la globalisation économique internationale.

remonter
 

Retour à la page de présentation du réseau SITRASS